#Mon pote Flo: Vas y, j’ai trop trop honte… L’émission où j’ai fait le figurant est en ligne. Déjà, je passe trop mal, j’ai une tronche horrible et je suis obèse. Et genre je suis derrière l’invité, elle se lève et direct je mate son cul. Je suis trop cramé.
Je suis entrain de faire une déprime post tv-show assez classique. J’ai visionné 22 épisodes de Chuck en l’espace de 48h. Depuis j’ai mal au crâne, je fais des rêves d’agents secrets chelous et je compte les jours qui me séparent de la saison 3.
A ses débuts, Chuck me faisait penser à Get Smart, une sorte de version moderne de Don Adams, l’agent 86, qui a bercé quelques moments de ma jeunesse et fait quelques belles heures de CBS au milieu des années 60. La question n’était pas de savoir si Bartowski, anti-héros chronique, allait réussir à se sortir des griffes des très méchants qui lui veulent du mal pour une mauvaise cause capable plonger la planète dans le chaos, mais s’il allait enfin tomber dans les bras de la belle Yvonne. Quand elle enfile ses tenues pour les scènes d’action, Strahovski me plaît presque autant que Diana Rigg en combinaison de combat dans Chapeau Melon et Bottes de Cuir.
Il y a quelque chose d’à la fois moderne et de vieillot dans Chuck, un mélange anachronique qui me l’a rendue d’emblée sympathique. La série ne se prend pas au sérieux, elle n’essaie pas de se faire passer pour ce qu’elle n’est pas. Sa prétention est minimale. Elle revendique uniquement de divertir le téléspectateur suivant de vieilles ficelles et, en ce sens, elle renoue avec ses aînées. La série revient à une époque où le réalisme scientifique importait peu. L’essentiel est de recréer un spectacle ludique avec une dose de suspense amoureux. Même si tout cela était suggéré de manière beaucoup moins évidente, je garde le souvenir qu’il a toujours existé une espèce d’ambiguité dans la relation entre John Steed et Emma Peel. Mais, peut-être, suis-je en train d’enjoliver le passé.